Générer de la conversation est l’une des grandes ambitions des marques et des annonceurs. Qu’il s’agisse d’une campagne numérique, d’une action dans la rue ou de tout autre type de stratégie visant à faire parler de la campagne elle-même, l’utilisation de l’imagerie générée par ordinateur (CGI) est de plus en plus répandue.
L’imagerie générée par ordinateur est là pour rester, car il s’agit d’une technologie abordable qui permet de générer des images et des vidéos hyperréalistes, ce qui ouvre de nouvelles perspectives publicitaires, à un coût moins élevé que d’habitude.
Cette technologie est à l’origine de certaines des campagnes les plus virales de ces dernières années :
– Maybelline dans le métro de Londres. Au cours de l’été 2023, des images d’un wagon de métro avec des cils géants sont devenues virales et se sont répandues comme une traînée de poudre sur les médias sociaux. Il s’agissait d’une campagne de la marque de maquillage Maybelline pour promouvoir son mascara. Ce wagon souterrain n’a jamais existé, cette vidéo virale ayant été réalisée en images de synthèse.
– Jacquemus et son géant Le Bambino. Le modèle Le Bambino se caractérise par sa petite taille et ce postulat, poussé à l’extrême inverse, a servi de base à l’une des campagnes les plus célèbres de la marque. Grâce à l’image de synthèse, une adaptation géante de ce modèle de sac à main a parcouru les rues de Londres.
– Tanqueray et son gin tonic de haute altitude. En Espagne, nous avons également des exemples remarquables d’utilisation de l’image de synthèse. La marque de gin Tanqueray a trouvé la combinaison parfaite dans les rues de Madrid et a « rempli » de son gin le célèbre bâtiment de Schweppes sur la Gran Vía. La composition s’est terminée par la pose d’une glace géante par un hélicoptère. Le tout, bien sûr, en images de synthèse.
Il ne s’agit là que de quelques exemples réussis d’utilisation de l’image de synthèse pour générer des conversations, mais il est nécessaire de souligner que pour obtenir un impact aussi fort, l’utilisation isolée de l’image de synthèse ne suffit pas, il faut que l’action proposée corresponde parfaitement à la marque ou au produit. L’impact de ces campagnes est basé sur la création d’une confusion chez le spectateur, au point de douter de la réalité de ce qu’il voit. C’est pourquoi les créations numériques doivent avoir une exécution conforme au produit ou à la marque, car elles doivent être aussi réalistes que possible.
Nous devons tenir compte du fait que les utilisateurs sont de plus en plus habitués à ce type de créations numériques, qu’il s’agisse de CGI, de Deep Fake ou de toute autre technologie, et qu’il sera donc de plus en plus compliqué d’avoir un impact sur le spectateur et de générer suffisamment de confusion pour qu’il partage l’univers numérique de la campagne présentée.
En outre, nous devons tenir compte du danger que peut représenter la génération d’une conversation spontanée, car elle peut ne pas aller dans le sens prévu et ce que nous recevons, ce sont des critiques du produit, de la marque ou de la campagne elle-même.